The Irish Press - Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts"

Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts"
Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts" / Photo: Philip FONG - AFP

Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts"

Le patron du groupe américain Nvidia Jensen Huang a estimé jeudi que la croissance de l’Intelligence artificielle (IA) n’en était qu’"à ses débuts" malgré la débâcle actuelle des valeurs technologiques, lors d'une visite au Japon au cours de laquelle il a annoncé plusieurs accords.

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"La plupart des cycles technologiques durent entre 10 et 15 ans avant d'atteindre un plateau. Nous sommes au début de celui-ci", a déclaré à Tokyo le patron du géant des puces à des journalistes.

"Est-ce que [la courbe] va s’aplanir ? Ça ne baissera jamais, tout comme l’électricité n’a jamais baissé", a-t-il affirmé, ajoutant que les composants électroniques deviendraient le plus grand secteur au monde, en faisant partie du "tissu social".

Les inquiétudes sur une éventuelle "bulle" IA se multiplient ces derniers mois, malmenant régulièrement les valeurs du secteur qui reculaient encore jeudi sur les places européennes et asiatiques.

Sa visite au Japon a été l'occasion pour Jensen Huang de conclure plusieurs accords au cours de la semaine.

Le conglomérat japonais Kawasaki Heavy Industries a ainsi annoncé jeudi qu'il allait codévelopper avec Nvidia des robots dotés d'IA destinés à la construction navale.

Dans un pays en crise démographique, "l'industrie japonaise de la construction navale est actuellement confrontée à de graves défis, notamment la diminution du nombre de travailleurs qualifiés et les pénuries de main d’œuvre dues à la baisse du taux de natalité et au vieillissement de la population", a souligné Kawasaki.

L'objectif est donc d'employer ces futurs robots pour le soudage, la peinture, l'inspection et la manutention des matériaux dans le cadre de "chantiers navals numériques de nouvelle génération, reposant sur l'IA physique et la technologie des jumeaux numériques", ajoute le groupe nippon.

Parallèlement, "les efforts mondiaux visant à réduire l’impact sur l'environnement stimulent la demande partout dans le monde pour des navires à faible ou zéro émission de carbone, ce qui fait de l'augmentation des capacités de construction et de l'amélioration de la productivité des priorités pour l'ensemble du secteur", selon le conglomérat.

Nvidia a également annoncé jeudi qu’il vendrait 27.500 puces de pointe pour IA basées sur son architecture pour processeur Rubin à Noetra, un consortium d’entreprises incluant SoftBank et Sony, dans le cadre d’un projet soutenu par le gouvernement visant à développer un modèle d’IA national dédié à la robotique.

Parmi les autres partenariats annoncés figure une collaboration dans la robotique avec notamment le japonais Fujitsu.

Mercredi, Jensen Huang avait également visité une salle d'arcade à Tokyo avec des dirigeants du groupe de jeu vidéo Sega, l'occasion pour lui de remercier l'entreprise japonaise d'avoir jadis sauvé Nvidia grâce à un investissement de 5 millions de dollars dans les années 1990.

"Sans ce que Sega a fait pour Nvidia et ce qu'Irimajiri-san a fait pour Nvidia, Nvidia n'existerait pas aujourd'hui", a déclaré M. Huang, en référence à l'ancien président de Sega, Shoichiro Irimajiri.

"Imaginer qu'en 1995, Nvidia était presque au bord de la faillite, que nous avions choisi exactement la mauvaise technologie, et que nous soyons aujourd'hui là, en tant que plus grande entreprise du monde, est inimaginable", s'est-il réjoui.

C.Keough--IP