The Irish Press - Michel Sardou : le choc de la mort subite de son père Fernand

Michel Sardou : le choc de la mort subite de son père Fernand
Michel Sardou : le choc de la mort subite de son père Fernand

Michel Sardou : le choc de la mort subite de son père Fernand

Michel Sardou revient dans La Tribune sur la disparition brutale de son père, Fernand Sardou, décédé d'une crise cardiaque en 1976 à l'âge de 65 ans. Le chanteur explique comment cette vision a transformé sa perception du monde et des cycles de la vie.

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Cinquante ans après le décès brutal de son père, Michel Sardou livre dans les colonnes de La Tribune, paru dimanche 8 novembre, une réflexion intime sur la perte et la perception de la fin de vie. L'interprète de La Maladie d'Amour y évoque longuement sa relation à la mort, marquée par la disparition soudaine de Fernand Sardou.

Né fils de Fernand et Jackie Sardou, Michel Sardou n'avait que 29 ans lorsque son père est décédé le 31 janvier 1976. Fernand Sardou a perdu la vie des suites d'une crise cardiaque survenue dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon, où il répétait l'opérette L'Auberge du Cheval-Blanc. Cet événement est d'autant plus inattendu qu'il avait participé en direct le jour même à l'émission Midi Première de Danièle Gilbert, sans que rien ne laisse présager la tragédie qui allait suivre.

Dans cet entretien, Michel Sardou s'est remémoré les détails précis de ce moment fondateur. Il se souvient parfaitement de son état d'esprit en voyant son père mort à l'hôpital : « Je me souviens parfaitement de ce que j'ai ressenti en voyant mon père mort à l'hôpital, après une crise cardiaque, à 65 ans. Il était souriant, complètement détendu. Et là, j'ai eu un flash : je me suis dit que ce n'était pas fini. »

Cette vision, qui ne l'a jamais quitté, a profondément influencé sa conception de l'au-delà. Bien qu'il se définisse comme « pas vraiment croyant, sauf quand j'en ai besoin », le chanteur admet désormais : « Je crois que tout se transforme. » Il s'appuie sur cette conviction pour expliquer son rapport à la mortalité, illustré par un pendentif tibétain offert par le journaliste et auteur Pierre Barret. Pour lui, la mort n'est pas une fin absolue mais le début d'un nouveau cycle : « C'est l'idée des cycles de la vie : on sort d'une existence pour entrer dans une autre, en essayant à chaque fois de devenir meilleur. »

Cinquante ans après cet événement, Michel Sardou confie également que sa plus belle réussite reste le moment où son père a compris qu'il devenait une vedette de la chanson. Il se remémore avec tendresse leur rencontre à l'Olympia : « En arrivant à l'Olympia, il était stupéfait de voir mon nom écrit en énormes lettres rouges. À la fin du concert, il m'a dit : 'Tu fais trop la gueule sur scène. Entre les chansons, souris un peu'. J'ai trouvé ça mignon. »

Fernand Sardou repose aujourd'hui près de son épouse Jackie, décédée en 1998 des suites d'un œdème pulmonaire, au cimetière du Grand Jas à Cannes. Malgré le passage du temps, la douleur reste vive pour l'artiste, qui a vendu plus de 100 millions de disques au cours de sa carrière.

E.Smith--IP