The Irish Press - Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers

Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers
Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers / Photo: Jim WATSON - AFP

Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers

Sourd aux critiques de l'opposition qui l'accuse de délaisser les affaires de l'Etat au profit de lubies personnelles, Donald Trump a convié mercredi les journalistes à inspecter avec lui un chantier en cours à la Maison Blanche.

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Le président américain n'est jamais aussi animé que lorsqu'il évoque ses multiples projets de construction et rénovation.

Il l'a une nouvelle fois montré mercredi, en organisant pour la presse une visite impromptue de la vaste plate-forme d'hélicoptère en chantier à l'arrière de la Maison Blanche.

"S'il y a une chose que je sais faire, c'est construire", a dit le républicain de 80 ans. "J'aime la construction."

Souvent vague quand il parle de politique étrangère ou économique, Donald Trump peut être très précis quand il évoque son sujet favori.

Mercredi, cet amateur de matériaux coûteux a donné des explications fort techniques sur la pose d'un revêtement en granite "très spécial".

Le président américain a indiqué avoir demandé une semaine supplémentaire de travaux pour que la plate-forme soit exactement conforme à ses attentes esthétiques.

- "Très bon en mâts de drapeaux" -

Avec les accents d'un propriétaire d'hôtel qui ferait la promotion de ses salons de réception, l'ancien promoteur immobilier a invité les journalistes à imaginer de futurs événements officiels dans une Maison Blanche rénovée par ses soins.

"Les invités arrivent en voiture par cette magnifique nouvelle allée. Ils sortent de voiture et ils marchent jusque là, et ils peuvent prendre un cocktail à l'extérieur, et ensuite, ils se rendent dans la salle de bal", a décrit Donald Trump.

Puis le dirigeant républicain a signé au dos d'une plaque en forme de tête d'aigle qui sera insérée dans la plate-forme d'hélicoptère. Il a invité des ouvriers présents à faire de même.

Le républicain, qui martèle que les travaux sont financés par des donateurs privés et par lui-même, a aussi admiré un drapeau monumental installé à son initiative: "Je suis très bon en mâts de drapeaux."

Donald Trump a aussi répété que sa future salle de bal, autre monumental chantier qu'il a lancé, devait avoir une "composante militaire".

C'est l'un des arguments qu'avance l'administration Trump pour défendre ce projet, bloqué par une cour d'appel parce qu'il a été initié sans accord du Congrès, maintenant en attente d'une décision de la Cour suprême.

Et si la plus haute juridiction américaine l'obligeait elle aussi à y renoncer? "Je ne peux pas imaginer que cela arrive", a rétorqué le président.

P.Walsh--IP