The Irish Press - Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes

Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes
Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes / Photo: Henry Nicholls - POOL/AFP

Les alliés européens affichent leur soutien à l'Ukraine, malgré les menaces russes

Les partenaires européens de l'Ukraine, réunis lundi, ont promis de poursuivre leur aide militaire et financière en dépit des menaces formulées par la Russie pour les en dissuader, en pleine escalade dans la guerre entre ces deux pays.

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Le président Volodymyr Zelensky demande depuis des mois à ses alliés, en premier lieu à Donald Trump, de fournir de toute urgence à l'Ukraine des intercepteurs de missiles. En juillet, la Russie a tiré un nombre record de missiles balistiques, notamment contre Kiev.

La rencontre des Etats membres de la "Coalition des volontaires", rassemblant 30 participants parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, était organisée le jour du 35e anniversaire de la proclamation de l'indépendance de l'Ukraine, une ancienne république soviétique.

Certains dirigeants se sont rendus dans la capitale ukrainienne, comme le Premier ministre britannique Andy Burnham qui effectuait son premier déplacement à l'étranger, et d'autres, dont le président français Emmanuel Macron, ont participé à la réunion à distance.

Andy Burnham, dans un discours prononcé aux côtés de M. Zelensky, a promis de continuer à aider l'Ukraine en dépit des "scandaleuses menaces" formulées par la Russie contre le Royaume-Uni.

L'Ukraine n'est "pas un poids pour notre sécurité mais la ligne de front qui protège l'Europe", a-t-il insisté, comparant ce combat à celui contre l'Allemagne nazie.

La nouvelle a provoqué l'indignation du Kremlin, qui a accusé Londres de faire obstacle à la paix et averti que l'armée russe localiserait "les sites de production" de ces missiles puis les détruirait.

Moscou avait déjà prévenu la semaine dernière que le Royaume-Uni aurait à "répondre" des conséquences de son soutien militaire à l'Ukraine, après la publication d'informations selon lesquelles des drones britanniques ont été utilisés pour frapper en Russie.

Pour Emmanuel Macron, qui s'exprimait au cours de la réunion, "la Russie tentera une escalade contre les pays européens afin de les dissuader d'aider l'Ukraine".

"Il est clair que les pays de l'Otan seront ciblés et que les provocations se multiplieront", a-t-il dit, exhortant à "rester calme et continuer normalement".

- Soutien européen -

La "Coalition des volontaires", née d'une initiative franco-britannique, est devenue un forum destiné à soutenir les Ukrainiens dans un contexte d'incertitude quant aux engagements américains sous Donald Trump.

Ses membres ont appelé lundi à intensifier la pression contre la Russie, en s'attaquant encore davantage à la "flotte fantôme" utilisée pour poursuivre ses exportations.

Andy Burnham et Emmanuel Macron ont appelé à appuyer l'Ukraine dans sa quête de systèmes de défense antiaérienne, essentiels pour abattre les missiles que la Russie tire presque quotidiennement sur ses villes.

Le chef de l'Etat français s'était engagé samedi à ce que la France livre de nouveaux missiles intercepteurs.

L'Union européenne a annoncé lundi le déblocage d'une nouvelle tranche de 6,1 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine pour renforcer sa défense antiaérienne et son approvisionnement en missiles et autres munitions.

Mais les besoins sont immenses et les livraisons pour l'heure insuffisantes.

L'Ukraine dépend de systèmes avancés, principalement des Patriot, pour protéger son espace aérien.

Or les livraisons de ces missiles américains ont diminué de près de moitié depuis 2023, selon Volodymyr Zelensky. Et les Etats-Unis, dont les stocks ont fondu en raison de la guerre au Moyen-Orient, sont réticents à en fournir davantage.

Le président ukrainien, évoquant la réunion de lundi, a affirmé que la défense antiaérienne restait "la priorité".

Plus tôt, il avait appelé ses alliés à donner "tout ce dont l'Ukraine a besoin pour arrêter cette guerre" avant que Vladimir Poutine n'ait le temps "d'en commencer une autre".

L'intensification des frappes des deux côtés du front fait de plus en plus de victimes civiles.

Dans la nuit, des entrepôts d'une plateforme de commerce en ligne ont été touchés dans le sud-ouest de la Russie et des chutes de débris à proximité de l'un d'eux ont causé la mort d'au moins trois enfants, selon les autorités russes.

Dans le nord de l'Ukraine, une frappe russe sur un bâtiment d'habitation a fait lundi au moins quinze blessés à Tcherniguiv, d'après les autorités locales.

A Izioum, dans le nord-est, une attaque a fait un mort et neuf blessés, dont une adolescente de 13 ans, a annoncé le gouverneur local.

Vladimir Poutine a estimé samedi que Kiev avait "ouvert la boîte de Pandore" en frappant l'économie russe, prévenant que Moscou viserait en retour la production ukrainienne et ses exportations agricoles.

P.McCurtain--IP