The Irish Press - Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon

Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon
Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon / Photo: Gaizka IROZ - AFP

Landes : l'incendie est "fixé", des évacués rentrent à Luglon

Des habitants de Luglon ont commencé à rentrer lundi dans ce bourg de la forêt des Landes, évacué jeudi en raison d'un incendie qui a été déclaré fixé après avoir ravagé 1.700 hectares.

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Cette nuit, "la situation a évolué de façon plutôt très favorable. (...) le feu n'a pas progressé. (...) Néanmoins je le répète, feu fixé ne veut pas dire feu éteint. Donc il faut rester évidemment très vigilant", a affirmé à la presse la secrétaire générale de la préfecture de ce département du Sud-Ouest, Stéphanie Monteuil.

Les premiers habitants à revenir sont arrivés en voiture en fin de matinée, a constaté une équipe de l'AFP.

Sous un arbre à l'entrée du village, une poignée de bénévoles ont posé une table de bois sur laquelle ils ont préparé des masques FFP2 et des bouteilles d'eau pour les accueillir au mieux.

- Aucune maison détruite -

"Émotionnellement, c'est un moment compliqué. On est prêts à se soutenir et à se serrer les coudes les uns les autres", explique à l'AFP Virginie Moisset, par ailleurs adjointe au maire de Luglon.

"C'est bon, on peut rentrer à la maison!", s'était félicité en début de matinée Philippe Dassy, un chauffeur de bus de 67 ans, après avoir appris la bonne nouvelle.

Trois jours après avoir été évacué de Luglon, il s'apprêtait à y retourner "sans crainte, grâce aux pompiers", après avoir été "très bien accueilli" avec sa femme et ses deux enfants dans le village vacances de la commune voisine de Sabres.

Dans le centre de Luglon, transformé depuis quatre jours en base arrière pour les soldats du feu, les camions et engins de pompiers étaient bien moins nombreux à la mi-journée et la vie reprenait un semblant de normalité, avec quelques personnes attablées en terrasse d'un café associatif.

"Il n'y a aucun bâtiment détruit, aucune maison détruite. Mais les paysages ont été évidemment impactés. (...) La vie ne sera forcément pas du tout la même aujourd'hui qu'elle a été il y a 5 jours", a souligné Stéphanie Monteuil de la préfecture.

- Record de surfaces brûlées -

Environ 350 pompiers, contre 550 au pic de l'incendie, vont poursuivre lundi leur travail "pour progresser positivement par rapport à l'objectif, évidemment, d'avoir un feu éteint. Mais on n'y est pas du tout encore", a insisté Mme Monteuil.

Elle remplaçait le préfet des Landes Gilles Clavreul, qui doit rencontrer en Gironde Sébastien Lecornu, dans le cadre du lancement de la reconstruction des zones sinistrées par les incendies de la région.

Le Premier ministre, hué lundi à son arrivée au Porge, où il devait s'entretenir avec le maire de cette commune qui a été la plus ravagée par le mégafeu de Gironde fin juillet, est accompagné de six ministres et des cinq membres de la "mission reconstruction" pilotée par l'État.

En France, 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.

Il a déjà ravagé 3.000 hectares d'une réserve boisée à la frontière avec l'Allemagne, mais sa progression a été freinée grâce à "des vents plus favorables" et des "précipitations en fin de nuit", selon les autorités.

P.Lynch--IP