The Irish Press - Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés

Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés
Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés / Photo: Igor IVANKO - POOL/AFP

Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés

L'Iran a mis en garde mercredi contre "l'impact dévastateur" sur les marchés mondiaux qu'aurait une reprise des hostilités dans la région, au lendemain d'un nouvel avertissement du dirigeant israélien sortant Benjamin Netanyahu.

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Au soir des élections législatives donnant une courte avance à son camp, M. Netanyahu a jugé qu'Israël avait "une opportunité historique unique" avec le président américain Donald Trump d'"éliminer définitivement la menace existentielle" de Téhéran.

M. Netanyahu a ciblé la République islamique à répétition dans les derniers jours de la campagne.

Israël a déjà attaqué le pays à deux reprises, en juin 2025 puis fin février 2026 aux côtés des États-Unis, déclenchant un conflit qui s'est étendu à tout le Moyen-Orient.

Si une accalmie a été observée sur le terrain depuis début septembre, des signes laissent présager d'une reprise des frappes. Les États-Unis ont ainsi renforcé leur dispositif militaire dans la région et adressé des avertissements aux ressortissants américains dans la région.

Mercredi, le Wall Street Journal a rapporté que Washington avait demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une éventuelle "campagne militaire courte et intense" contre l'Iran, après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre.

Le journal, citant des sources briefées sur ces échanges, a précisé que Donald Trump n'avait pas encore pris de décision définitive.

- "Rester fermes" -

La guerre, qui a entravé les exportations des pétromonarchies de la région, a fait vaciller l'économie mondiale en poussant les cours du pétrole et du gaz au plus haut depuis des années.

Porté par le regain d'inquiétudes, le Brent, référence internationale, évoluait mercredi au-dessus de 115 dollars, contre 70 dollars avant la guerre. Le gaz européen a lui dépassé les 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis quatre ans.

"L'impact dévastateur sur les marchés internationaux de toute aventure militaire initiée par Israël dans la région du Golfe persique demeure une préoccupation majeure tant pour les fournisseurs de gaz que pour les consommateurs", a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

En cas de nouvelle attaque, Téhéran a mis en garde contre des représailles d'une plus grande ampleur, qui cibleraient les infrastructures liées aux États-Unis au Moyen-Orient, notamment les centres de données et systèmes d'intelligence artificielle.

Après 40 jours d'échanges de frappes, un cessez-le-feu en avril a été suivi en juin d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été et les négociations sont depuis dans l'impasse.

En Israël, les menaces de Benjamin Netanyahu de lancer une nouvelle campagne militaire contre l'Iran font aussi des remous.

Dans l'attente de la formation d'un nouveau gouvernement, M. Netanyahu n'est chargé que de "gérer les affaires courantes", a rappelé à l'issue du scrutin son rival Gadi Eisenkot, appelant les responsables sécuritaires et les agents de l'État à "rester fermes face à toute tentative" d'"utiliser la sécurité d'Israël à des fins politiques".

L'Iran a de son côté assuré en début de semaine que le résultat du scrutin israélien ne ferait aucune différence.

"Peu importe pour nous qui, lors de ces élections, prend la tête d'un régime qui n'a apporté que violence et massacres à notre région", a déclaré le porte-parole de sa diplomatie.

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T.Behan--IP