The Irish Press - Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates

Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates / Photo: LOIC VENANCE - AFP/Archives

Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates

Le français Naval Group a livré vendredi à la marine grecque la deuxième des quatre frégates de défense et d'intervention (FDI) commandées par Athènes dans le cadre d'une vaste modernisation militaire face à l'instabilité régionale.

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La frégate Nearchos a été remise lors d'une cérémonie organisée sur les chantiers navals de Naval Group à Lorient, en Bretagne (ouest de la France) en présence du ministre grec de la Défense Nikos Dendias et de la ministre française des Armées, Catherine Vautrin.

Cette livraison intervient dix mois après celle de la frégate Kimon. Une troisième unité, Formion, doit être livrée d'ici à la fin de l'année.

"Seulement dix mois après la livraison de Kimon, c'est un honneur de livrer la deuxième frégate FDI pour la marine hellénique", a déclaré le PDG de Naval Group, Pierre Éric Pommellet, cité dans un communiqué.

La livraison de Nearchos s'inscrit dans le cadre du partenariat stratégique de défense conclu entre Paris et Athènes en 2021.

La Grèce a commandé en 2022 trois frégates Belharra, nom sous lequel les FDI sont commercialisées à l'export, ainsi que 24 avions de combat Rafale. Une quatrième frégate a été commandée en 2025.

Après une décennie de crise financière ayant fortement limité ses investissements militaires, Athènes a entrepris une modernisation accélérée de ses forces armées.

Les tensions récurrentes avec la Turquie voisine en Méditerranée orientale ont régulièrement été avancées par les autorités grecques pour justifier cet effort de réarmement.

La FDI est une frégate de pointe et polyvalente. Elle peut se défendre contre des avions, traquer des sous-marins, neutraliser des navires de surface et faire face à des menaces dites irrégulières comme des drones ou des vedettes rapides.

Dans la lutte anti-aérienne, son radar à plaques — contrairement au traditionnel radar tournant — assure une vision constante à 360°, réduisant d'autant le temps de réaction face à un engin volant à très grande vitesse.

Les frégates destinées à la Grèce auront la capacité de tirer 32 missiles anti-aériens Aster 30, quand celles prévues pour la France ne pourront en tirer que 16.

Membre de l'Otan depuis 2024 et soucieux de renforcer la défense aérienne et navale face à la Russie, la Suède a de son côté commandé quatre frégates à Naval Group pour 4,3 milliards d'euros fin août avec une première livraison prévue en 2030.

Au Danemark, Naval Group est en lice face au britannique Babcock, comme en Suède, pour quatre futures frégates.

B.Peppard--IP