The Irish Press - Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus

Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus
Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus / Photo: Mattia Ozbot, Dan MULLAN - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus

Le choc contre la Norvège et son serial buteur Erling Haaland, vendredi, constitue un très bon test pour la défense de l'équipe de France, souvent friable ces derniers mois, juste avant de basculer dans les matches-couperets du Mondial-2026 à partir des 16e de finale.

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Vantés pour leur incomparable potentiel offensif, les Bleus ne dégagent pas la même assurance derrière et ont pris la fâcheuse habitude de laisser à chaque fois quelques miettes à leurs adversaires. Avant la victoire de lundi face à l'Irak (3-0), la nation la plus faible du groupe I, ils restaient ainsi sur six rencontres avec au moins un but encaissé.

De quoi enrager Didier Deschamps, particulièrement sensible à ce secteur de jeu et qui sait très bien que la quête d'un troisième titre ne pourra pas se concrétiser sans une arrière-garde robuste.

Alors que les choses sérieuses vont débuter à partir de la semaine prochaine avec les matches à élimination directe, le rendez-vous contre les solides Norvégiens et un attaquant de la trempe d'Haaland, auteur de 59 réalisations en 52 sélections, ne sera pas de trop pour effectuer d'ultimes réglages, même si le staff devrait procéder à une revue d'effectif pour faire souffler quelques cadres dont les défenseurs William Saliba et Jules Koundé.

Le mal qui ronge la défense française a plusieurs facettes. Il est d'abord le fruit d'une certaine instabilité car les Bleus n'ont pas été aidés par les blessures, notamment celle de William Saliba, taulier de la charnière centrale aux côtés du roc Dayot Upamecano, et le plus souvent absent en raison de pépins divers (pied, dos).

Le Gunner n'a ainsi participé qu'à deux des six rencontres non conclues par un "clean sheet", face à l'Irlande du Nord en amical (3-1), le 8 juin, et au Sénégal (3-1), le 16 juin lors de l'entrée en lice des Tricolores au Mondial-2026. Des indisponibilités qui ont forcément fragilisé l'édifice défensif et nui à la cohérence de l'ensemble.

Au-delà de l'aspect physique, Deschamps est également confronté à la faiblesse de ses latéraux. A droite, Jules Koundé sort d'une saison compliquée avec le FC Barcelone et peine à retrouver sa meilleure forme, sa doublure Malo Gusto manquant de vécu au plus haut niveau international. A gauche, ni Théo Hernandez ni Lucas Digne ne sont des gages de sûreté.

- "Besoin d'un équilibre" -

A ces soucis, il faut aussi ajouter le nouveau schéma tactique en 4-2-3-1 impulsé par le sélectionneur depuis mars 2025 dans le sillage de l'émergence de la pépite Michael Olise. En alignant quatre joueurs à vocation offensive pour profiter à plein de son exceptionnel réservoir en attaque, Deschamps a peut-être sacrifié la solidité à l'efficacité. Un choix et une prise de risques pourtant parfaitement assumés.

"Il y a toujours besoin d'un équilibre, mais l’objectif N.1, c'est de faire mal à l'adversaire. Et on a aujourd'hui cette capacité là à avoir le ballon. Mais il faudra également être suffisamment solide, lors des périodes que j’espère les plus courtes possibles, de non possession", avait expliqué Deschamps au moment de l'annonce de la liste des 26 joueurs pour la Coupe du monde, le 14 mai.

Un avis partagé par Adrien Rabiot, qui a constaté un manque de liant collectif en début de match contre les Sénégalais.

"En première période, on a perdu beaucoup de ballons offensivement avec nos quatre joueurs devant. On a donc été exposés avec Aurélien (Tchouaméni, ndlr) et le reste de la défense", a déploré le milieu de terrain.

Jules Koundé a justement senti une amélioration dans ce domaine face aux Irakiens, les Bleus étant enfin parvenus à garder leur cage inviolée.

"Je pense qu'au-delà des quatre défenseurs et du gardien, c'est aussi avant tout un travail de tout le groupe. Quand on est bien tous ensemble, quand on fait tous les efforts, c'est beaucoup plus facile", a-t-il affirmé.

Avec Haaland en pointe et Martin Odegaard en chef d'orchestre, les défenseurs français vont être confrontés vendredi à une opposition de très grand talent et soumis à rude épreuve. Un bon galop d'essai sur la longue route menant à la troisième étoile.

R.Sullivan--IP